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Cerveaux et serre-veaux

  La science nous explique que l’Homme a… évolué, depuis qu’il vole sur cette flèche du Temps telle Carabosse sur son balai. Elle, la science, dans un déni du plus élémentaire principe de dualité, n’y voit que du positif ou presque, sans doute pour mieux persuader qu’elle est le fleuron de cette évolution.

  Les faits suggèrent plutôt qu’Il est tombé de la flèche depuis belle lurette, sauf Carabosse bien sûr.

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »

  Au début donc, n’avait-elle, l’Humanité, qu’un cerveau reptilien, pour froidement assurer  cette aptitude bestiale à survivre par la réactivité aux signaux que sont la peur et la douleur et pour satisfaire les exigences du quotidien et du long terme par l’application de la règle des 3 B (pas besoin de préciser ? Sinon demandez à un proche qui saura.)

  Nonobstant l’évolution et justement pour qu’elle puisse se faire, encore faut-il garder de ce reptilien cerveau le réflexe de se nourrir et de perpétuer l’espèce. Mais fait-il encore partie du concept de cette ascension positive d’aujourd’hui jouer des coudes, piéger ou manœuvrer pour se faire une place au détriment d’autrui ou pour acquérir le pouvoir ?

  L’évolution ne renie pas le reptilien qui garantit  l’implication dans les besoins primaires via le côté positif de la peur entre autres, MAIS le côté sombre qui fait du reptilien le moteur de fonctionnement et la finalité de l’humain, comme argent ou pouvoir, le fige à ce stade de l’évolution, les développements anatomiques ultérieurs du cerveau ne lui servant guère plus que des boules de Noël à un sapin :

  Celui qui accepte son côté reptilien accepte de le manger, le boire et le sexe comme une fonction de la perpétuation de son espèce via sa propre implication… et sans qu’il ne lui soit interdit d’y trouver du plaisir (ouf).

  Celui qui le renie en le prenant comme l’expression d’une débilité ou d’une réalité préhistorique, le prend à rebrousse-poil, essayant d’en masquer tout les aspects « négatifs » derrière un paravent de bonne conscience, de positivisme, d’évolution construite mentalement sur la base de clichés bienpensants… qui sont le jugement des autres. L’idée n’est souvent pas tant d’évoluer que de paraître évolué. La condescendance de certains (pas tous) qui regardent quelqu’un se régaler d’une bonne côte à l’os avec l’air dire « mon pauvre, vous en êtes encore là », en dit long sur l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes par rapport aux gens « normaux. » (Et je ne prêche pas pour ma paroisse.) Combien de ceux-là prônent une attitude, voire un vote utile pour le bien de la collectivité et l’oublient dès la position contraire est celle qui peut résoudre leur problème immédiat ou intérêt personnel ? Il suffit d’écouter les incontournables donneurs de leçons qui raisonnent si facilement d’un point de vue général et se contredisent le jour d’après dans la défense d’une position purement corporatiste. Ou ceux qui défendent une position bienpensante et applaudie par tous mais motivée par un intérêt secondaire ou caché : « Faut que la guerre s’arrête… pour que je puisse faire le plein » ou « Faut défendre les petits commerçants… tout en se garant sur le parking du supermarché pour faire l’ensemble des courses du mois. »

  On est là dans une amorce batracienne mais nous y revenons bientôt.

  Reste celui qui ne mange ni ne boit ni n’aime mais Bouffe, Picole et Baise (bon arrangez-vous avec les 3B) mais aussi écarte ou élimine celui dont il a peur, appuie sur la tête de celui qui le gêne, manipule celui ou celle qu’il espère tromper ou niquer, ceux dont il veut faire ses clients ou ses voix pour son seul bénéfice ou la satisfaction de ses espoirs de profits, de gloire ou de fortune, tout ça en toute conscience reptilienne qu’il n’a simplement pas dépassée et dans laquelle il patauge souvent avec délice. Celui qui fier d’être un « guerrier » triche pour gagner, tacle l’homme sans le ballon, juge que bon est tout ce que l’arbitre ne voit pas, donne les coups bas sous la mêlée, puis parle ensuite des valeurs de respect et d’honneur qu’il y a dans le sport.

  « Houlala, vous récriez-vous (peut-être) en reconnaissant tellement de monde que vous côtoyez à longueur de temps, en rougissant (peut-être) un peu en repensant à certaines situations où bon, on n’a pas été très délicat. »

  Pas de problème, chacun fait avec ce qu’il est à chaque instant de sa vie et ce qui le change n’est QUE ce qui le gêne, gratte, le met mal à l’aise ou le fait souffrir.

  Aussi quand cela arrive, suffit-il de se rappeler qu’il faut qu’on y pense.

   Mais sans se flageller plus que nécessaire car c’est quand même une réalité tout à fait admise et même exploitée : à quoi croyez-vous que s’adressent des publicitaires ou des politiques qui argumentent sur la peur quelle qu’elle soit si ce n’est à notre cerveau reptilien… en comptant bien que nous ne l’ayons surtout pas « dépassé » ? C’est dire la considération que « ces gens-là » ont pour le public qu’ils essaient d’hypnotiser.

  En même temps, où croyez-vous qu’en sont la plupart de « ces gens-là » pour qui la finalité est celle de vendre, gagner ou soumettre à n’importe quel prix ?

  Peut-être même peut-on estimer que si évolution il y a eu depuis ce stade primaire, elle a été dans sa dualité, positive mais également dans sa part d’ombre car les premiers humanoïdes n’avaient sans doute pas tant les ambitions politiques ou économiques de ceux qui actuellement n’aspirent qu’à être les décideurs de leur temps en s’appuyant sur tous les ressorts froids de la tromperie ou de la manipulation, de la peur ou de la douleur, de la menace ou de la souffrance : les serpents parlent aux reptiliens.

C’est pour être vues priant que prient les grenouilles de bénitier

  Peut-être insatisfaite d’une finalité par trop « animale », l’évolution a dû commencer à se la péter, du moins l’évolution vue par l’Homme, et anthromorphiquement considérer que ce dernier était l’Élu que distinguerait désormais une conscience déniée aux autres règnes : L’Homme décide de son statut au travers de sa vision de l’évolution qu’il fait parler en son nom. Sans toutefois oublier son reptilien puisqu’il faut toujours se nourrir et reproduire, toujours se battre pour prendre la place : et oui, le guerrier en toute chose et quelques soient ses armes est un reptilien qui s’exprime. Faut-il être si fier d’être un guerrier seul le reptilien inspire ?

  Peut-on être guerrier dans sa part de reptilien assumé en même temps que dépassé ?

(J’ai l’air de crâner là mais je n’ai pas la réponse.)

  Au moins désormais pouvait-il se pavaner après ses victoires tout en expliquant qu’Il n’avait pas pu faire autrement, qu’Il le faisait pour le bien de tous, feignant de s’excuser de sa part de reptilien par les regrets ou justifications que développaient cette nouvelle… bonne conscience, ce nouveau bienpensant. Bref, le Paraître en toutes choses.

  Mais le Paraître a ses contraintes liberticides qui interdit au nom du bienpensant et de la pensée collective de s’en extraire sans connaître la peur, la culpabilité ou la solitude.

  Le crapaud a le droit de gonfler mais dans les valeurs communes au plus grand nombre, au risque d’éclater si le désaveu s’imprimait dans le regard de l’Autre, Autre représentant la « normalité », les valeurs collectives qui permettent le contrôle des veaux par ceux qui les serrent, les serre-veaux, comme nos publicitaires ou politiques vus plus haut, ceux qui fabriquent des héros ou icones pour que les gens s’assimilent aux des valeurs prédéfinies qui sont leur fond de commerce, sans velléité d’y échapper pour vivre et penser différemment.

  Le Batracien en effet n’a pas d’émotions mais feint d’en avoir, il ne prie que pour être vu priant, ne parle beaux sentiments que pour y être assimilé, n’a que l’altruisme et le sacrifice à la bouche dans l’attente de ceux qu’on aura pour lui, parle d’amour pour être cru aimant, pleurniche pour être vu sensible. Mais pleurniche plutôt qu’il ne pleure, parle trop et dans l’outrance de ce que ses silences ne disent pas de lui et doit convaincre de ce qui ne se ressent pas, de ce qui ne paraît pas : pleure-t-il sur la guerre qu’apparaît en phylactère au-dessus de sa tête l’argent qu’il perd dans des affaires qui ne se feront pas, ce qui va compliquer sa vie quotidienne ou impacter son confort.

  Beaucoup en restent là, tartuffes qui nous bassinent à longueur de temps avec leurs règles de bienséance, de bons sentiments, de politiquement correct et de « langage d’amour » et ne le font que pour en paraître les messagers ou les parangons mais se discréditent par l’insistance qu’ils y mettent et finit par sonner faux.

  La règle est qu’on cultive  les batraciens dans ces « valeurs », disent-ils, pour mieux y circonscrire l’évolution de leurs cerveaux, mieux les diriger et les soumettre.

  Des valeurs ou devrait-on dire et écrire des serre-veaux.

  Les valeurs auxquelles on assimile la transparence disent ce qu’il faut penser.

  Pour y aider, la surinformation,  technique de dilution pour la perte de discernement du public car enfin comment pourrait-on diriger des gens qui savent penser tout seuls ? (Complotisme ? non : on ne peut comment pas l’évoquer à chaque fois que ça arrange les comploteurs. Mais simplement extrait d’une confidence en off d’un ex ministre à un journaliste qui lui-même par l’exercice de son métier ne pouvait l’ignorer.)

  Celui qui assume sa part de batracien tout en la dépassant fait de la bonne conscience la conscience, du bienpensant la liberté de penser par soi-même,  paraît ni moins ni plus que ce qu’il est parce que mû par cet Être qu’il devient, neutre à défaut d’être indifférent au regard de l’Autre.

Le train passe, les vaches restent

  Puis l’évolution aurait au batracien permis de se faire aussi gros que le bœuf, bœuf ruminant sans doute ses expériences et ses échecs…  au point de les retenir et d’en ressentir des émotions.

  Mais retenir ses expériences ne signifie pas qu’on y apprend et la vache dans son enclos sait l’heure de passage du train, l’attend peut-être mais ne rêve pas pour autant des autres pâtures que le train traversera.

  Ainsi les hommes s’émeuvent de la mondialisation et du capitalisme mais courent après les manifs auxquelles ils viennent de participer à cet égard, vers les centres commerciaux qui en distribuent les produits, par confort et facilité, les faisant prospérer et cautionnant un paradigme qui en fait des victimes consentantes même si râleuses : les capitaines d’industrie, les politiques savent, les clients savent, tous savent que les autres savent :

  Souffrent-ils des conséquences d’une pollution alimentaire en consommant des pizzas ou du chocolat, qu’ils vitupèrent et appellent à la révolte, à la révolution, à la punition des dirigeants d’entreprises mais ne tirent comme seule conclusion « qu’il faut… changer de marque. »

   Jamais il ne leur viendrait à l’idée d’apprendre à faire eux-mêmes bon et bien (là c’est déjà le stade d’après.) AH mais oui, j’oubliais : ON n’a pas le temps, ON travaille Nous… bref, continuONs donc et ruminONs.

  Constate-t-on la nocivité d’une activité agricole ou industrielle, que la conclusion n’est pas un changement de paradigme mais la recherche d’une solution permettant de rendre  un temps tolérable la pollution pour pouvoir continuer l’activité, bien sûr dans la transition nécessaire à une solution que personne ne cherche. Quel autre produit permettrait de désherber dont la seule qualité ne serait pas une composition sans danger mais l’absence d’interdiction ?

  Le mammifère qui ne dépasse ce stade, s’il retient… n’apprend rien. Confronté à des expériences de même nature, il ne saura que répéter les échecs sans changer son regard sur les évènements, persuadé à chaque fois que c’est le temps qui changera les résultats.

  Le Mammifère en sus de retenir les expériences découvrirait les émotions ? ON saura en jouer pour faire vibrer sa corde sensible aux arguments propres à défendre quelque cause que ce soit, bonne ou mauvaise. C’est le paradigme même des gens qui défendent une cause, tentent de convaincre (ou de « cons vaincre » ; dans l’esprit de ces derniers bien sûr), rameuter des foules, rassembler des voix, vendre des produits, gonfler des audimats (« Tout va bien, Grrrrr, envoyez la pub. »)

  Et oui, c’est bien à eux, mais peut-être moins qu’aux batraciens et aux reptiliens que s’adressent quotidiennement avocats, journalistes , médias, commerciaux et politiques pour renverser une opinion, créer un mouvement, vendre leur came, rassembler, soumettre : c’est dire l’opinion que ces gens-là ont du public qu’ils sollicitent et lèchent du mieux qu’ils peuvent  d’une manière pourtant si souvent dégoulinante de tartufferie. Et ça marche.

  Il leur suffit de décider d’une stratégie en fonction du produit à « vendre », de ce qu’on cible pour y parvenir parmi les émotions, la bonne conscience, l’image donnée aux autres, l’intérêt individuel, la peur. Va-t-on jouer sur les sentiments, sur l’orgueil ou le Paraître, sur la peur ou la douleur ? Va-t-on séduire et tromper tous ces « clients » via leur reptilien, leur batracien ou leur mammifère ?

  Avec la peur, on vend des alarmes ou bien des armes, de la médecine ou des garanties sur le futur.

  Avec le Paraître, on vend du strass et des paillettes, des illusions et de l’image, de la gloire et de la vanité.

  Avec l’émotion, on vend des remèdes et du renouvelable, des pansements sur des symptômes.

  Le fin du fin étant de jouer sur tous les paramètres pour se servir par exemple de la mémoire de catastrophes passées, pour grâce à la peur que cela ne se reproduise, et l’assurance de la reconnaissance du devoir accompli, vendre l’antidote à l’échec assuré.

De l’Homme pansant à l’Homme pensant

  Enfin poussa à l’Homme un Néocortex censé le pourvoir des moyens d’apprendre de ses expériences, de créer les solutions à ses problèmes, de penser par lui-même, de placer un curseur de justesse au vu du ressenti qu’Il a de son vécu… car la pensée est une émergence cellulaire sous la pression créée par les évènements et donc associe un sentiment de raison à une sensation de vérité pour aboutir à une unité de conscience.

  Mais il faut toujours : manger, boire et se reproduire, toujours, ressembler à quelque chose qui nous donne une place dans l’existence, rester sensible et apprendre de son vécu.

  La justesse de ce cerveau new veau né est à l’aune du dépassement de chacune de ces strates antérieures :

  Que dans son Reptilien, l’humain sache Manger, boire et faire l’amour sans bouffer, picoler ou baiser, vivre et survivre sans que la peur n’arme à feu ses intentions.

  Que dans son Batracien, il n’ait plus d’intérêt à paraître plus qu’à être.

  Que dans son Mammifère, il sache accepter ses expériences sans faire le déni des émotions qu’elles lui ont fait traverser.

  C’est dire que même arrivé là, son néocortex dans sa dualité peut trouver ses fondements dans l’une ou l’autre de ces strates encore insuffisamment inexplorées, non dépassées. 

  Beaucoup sont ainsi capables de trouver des « solutions » pour la réalisation de leurs projets reptiliens comme le viol ou l’élimination d’un concurrent, ou de trouver des solutions reptiliennes à leurs projets comme le vol pour rétablir une situation,    Tellement de batraciens feignent le romantisme ou « s’angélisent » pour séduire ou cacher leur reptilien.

  Combien de mammifères crient à l’injustice des situations qu’ils n’ont su résoudre en changeant de regard plutôt qu’en attendant que d’autres résolvent pour eux, ou ne leur donnent les recettes qu’il ne resterait qu’à appliquer, qu’on des solutions toute faites ne leur permettent de s’économiser la recherche de solutions qu’ils aient à créer.

 Ainsi des « chefs » peuvent dans leur néocortex créer des solutions s’appuyant sur tous ces facteurs associés en faisant  état d’une menace qui plane, qui s’adresse au reptilien, en lançant un appel au bons sentiments et au devoir, qui s’adresse au batracien, enfin en entonnant un hymne pour faire pleurer le mammifère ; et voilà une affaire qui tourne pour rassembler un parti pour gagner, une armée pour tuer avec sa conscience pour soi et le sentiment du devoir accompli.

 Oh il ne s’agit pas de faire de romantisme, voire même d’angélisme, mais simplement d’arrêter de se la jouer type « Nous au 21e siècle… » ou de dire à d’autres « qu’ils sont encore au Moyen-Âge » parce qu’ils refusent certains progrès ou qu’ils ont le respect des autres et de la parole donnée.

  Quelle est la valeur de l’évolution si on compare la pensée d’anciens d’avant notre ère et les actes de tellement de contemporains dans leur quête de pouvoir sur le Temps et la Vie ?

  Qu’apporte une relative évolution technologique au regard de ses conséquences qu’il est désormais vain d’espérer pallier (si on en croit les scientifiques du GIEC par exemple)?

  Quelle est la mesure d’une évolution de l’esprit humain au regard d’un individualisme croissant qui répond à la méfiance que les hommes sèment entre eux au hasard de leurs mensonges, tromperies, trahisons, quand tout leur est permis pour dématérialiser la rencontre, la parole donnée, quand tout est fait pour faciliter le contact virtuel, l’acte sans conséquence à assumer du mal fait aux autres ?

  Que l’Homme ait vocation à évoluer, c’est probable, le fait-il ? C’est douteux et le fait  de faire voler une fusée n’occulte pas l’illusion qu’on se donne de créer un monde de demain meilleur en tous points.

  À force de vouloir nous vendre n’importe quoi, de s’imaginer nous faire avaler n’importe quelle couleuvre, de faire des promesses intenables, de faire des campagnes politiques aux discours d’un niveau affligeant de gamins de cours d’écoles qui s’engueulent (comment certains arrivent-ils encore à les croire? En même temps, c’est pris en compte), le doute et la suspicion ferment petit à petit l’ouverture des uns aux autres, ferment l’affectif des hommes et ce, de manière quasiment inversement proportionnelle à l’évolution du paradigme de profit qui forcément se fait chez les uns sur le dos des autres.

 Alors, évolution ?

  L’Homme a peut-être quatre cerveaux mais ne se sert toujours d’aucun honnêtement, mû qu’Il est par son instinct de survie ou de plaisir immédiat, fût-il au détriment de son voisin, par son orgueil et l’image qu’il cherche à donner, par sa tendance à fuir les expériences, à faire le déni de ce qu’il ressent, par la recherche de recettes de solutions par n’importe quels moyens à ses projets au lieu de s’attacher à la création de solutions véritables à ses dysfonctionnements.

   Les scientifiques  du GIEC et d’ailleurs appellent à l’urgence de changements de comportements quand à l’avenir de la planète… du fait de l’Homme. La même urgence concerne l’Homme qui, dans  ce qu’il s’inflige à Lui-même, n’a pas besoin d’ennemi (de fait, Il n’en a pas) pour se détruire tout seul.

  En continuant ainsi, ce qui semble être son choix, Il aura de grandes difficultés à accomplir sa finalité  restée à l’état de prétentieuse vanité, de savoir assumer avec plaisir ses instincts primaires et animaux, sans pour cela n’avoir à plaire ou à paraître autre chose que ce qu’il est dans la respectueuse ignorance du regard de l’Autre, d’accepter l’humilité nécessaire pour apprendre affectivement de ses expériences de vie (l’implication) afin de les partager et de laisser émerger les solutions que l’on reçoit quand on a accepte qu’on ne sait pas.