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C’est MAGIQUE

  Ah la magie!

Alors ? On y croit, on n’y croit pas ?

   « Non, non, moi je suis scientifique, cartésien (enfin, j’ai pas envie de passer pour un crétin, même si en fait de science, j’ai pas dépassé le collège mais je lisais Castor Junior quand j’étais petit et j’incite mes enfants à regarder « C’est pas sorcier », et puis moi tout ce que je peux pas contrôler.) »

  « Si, si, moi j’y crois. D’ailleurs si j’ai du mal dans la vie, c’est parce que quelqu’un m’en veut, sinon j’aurais réussi. Mais maintenant, j’ai mes petits rituels à moi, qu’un vrai magicien m’a « transmis ». »

 Bref, comme d’hab, à boire et à manger. De la noire, à la blanche qui si elle existe n’est alors ni plus ni moins qu’une ingérence dans la vie des autres, pavant leur enfer de bonnes intentions, jusqu’au simagrées vendues à prix d’or aux gogos égarés.

  Et une polémique vieille comme le monde entre ceux qui se targuent d’un pragmatisme scientifique de leur temps, et ceux qu’ils jugent crédules avec une certaine condescendance quand ce n’est pas un mépris affiché pour leur niveau intellectuel.

  Et pourtant, si elle est aux derniers souvent un fantasme, un espoir, une excuse, elle est aux premiers l’occasion de quelques belles contradictions qui n’honorent pas forcément la rigueur « scientifique. » 

  Si on croit être victime de la haine ou de la jalousie d’autrui, mais aussi qu’on peut, à quelqu’un de cher, envoyer plein d’amour, comment alors ne pas croire en la magie ?

  SI on se flatte d’être un scientiste « à la page », au fait que le photon est porteur d’information, alors comment affirmer en toute rigueur et cohérence, que la magie n’existe pas ? On peut certes douter, mais de là à affirmer ; la rigueur, c’est pas seulement quand ça arrange.

Et si la magie n’était qu’une intention sur un support ?

Une technologie Wifi bien avant l’heure ?

  Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais bon nombre de gens assimilent leur croyance à une ouverture, leur niveau d’ouverture au nombre de leurs croyances ou à l’aune d’une seule quand elle est devenue pensée unique. Le refus des autres d’y adhérer étant à leurs yeux, une fermeture d’esprit, eux-mêmes complètement… fermés au fait que leur pensée rétrécit au fur et à mesure que grandi(ssen)t  leur(s) croyance(s.)

  Et ça, c’est partout, dans les milieux ésotériques et pseudo initiatiques bien sûr, dans les milieux qui, s’ils n’ont pas toujours tort sur le fond, font un absolu d’un système, presque un terrorisme intellectuel, comme macrobiotiques, végétaliens, véganes, mais aussi dans les milieux médicaux où des tas d’obédiences thérapeutiques regroupent des « sachants », tous persuadés que leur spécialité est la panacée universelle (sauf dans le cas des urgences médicales et encore) qui à les entendre, traiterait tous les terrains et qu’il n’y aurait bientôt plus de maladie si on les écoutait ;

Un… remède MIRACLE.

Le mot est lâché. Vous voyez bien qu’ils y croient eux aussi à la magie.

  Alors bien sûr il y a des farfelus et je passe tous les « découvreurs » de potions, méthodes, compléments, aimants, semelles, matelas, régimes etc., de soi-disant chercheurs de plus de trente ans (généralement, c’est le tarif) qui spéculent sur la naïveté ou la peur, ce n’est pas le sujet du jour.

  Mais il y a aussi des gens qui, forts de la légitimité d’un diplôme, font les mêmes promesses, génératrices d’espoirs… déçus à plus ou moins long terme.

  Car il ne suffit pas de manger bio, d’éviter la nécrophagie, de manger des baies de Goji ou du boire du lait d’ânesse, de répéter des patterns ou positiver, de faire de l’hypnose ou de la sophro, « d’expliquer », de se foutre du café dans le cul pour soigner des terrains et « prévenir les maladies. » Même si certaines choses parmi celles-ci peuvent aider.

Il ne faut juste pas en faire un objet de prière!

  Invoquer des croyances dont on a fait des absolus ou pensées uniques auxquelles on confère une autorité sur soi, n’est-t-il pas ce qui définit la notion de sectes ? Dont on vient alors de nommer les plus grandes que sont l’argent, la religion, la médecine… d’autant plus fortes qu’elles sont une forme d’assistanat déresponsabilisant.

  Et la grande majorité de leurs gourous, ministres et disciples de créer une diversion en pointant du doigt d’autres plus petites et finalement moins dangereuses puisque dénoncées et moins « argentogènes », ou moins dans le consensus  des pouvoirs qui régissent le monde des humains, dont les autres règnes n’ont rien à fiche, à défaut de ne pas en subir des conséquences.

  Parce que le mal-être, le mal à dire, la maladie n’ont pas et n’auront pas comme origine le permafrost et ses virus libérés, les pesticides et ce que bouffent les animaux consommés, les dérivés de l’industrialisation et Monsanto (même si celui-là, bref), les pangolins (même si certains gros vampires…) etc.

   L’état de santé bascule dans la pathogénie quand l’individu est inadapté à ce qui est, bien ou mal (il ne s’agit pas de jouer les romantiques.) Alors commence la dysfonction, énergétique par divorce avec la vie d’abord, fonctionnelle ensuite puisque ce carburant  n’alimente plus ou moins bien la structure, organique enfin par épuisement ou incapacité à renouer avec l’existence.

  C’est là que l’étiomédecine intervient pour aider des patients à lâcher leurs facteurs de désadaptation. Mais elle n’est pas meilleure qu’autre chose SI la personne qu’elle accompagne ne s’implique pas affectivement, ne se donne pas, dans ce rapport à l’autre qu’est un soin.

  Et celui qui attend la solution de l’extérieur sans qu’il n’ait à s’impliquer d’aucune manière, dans ce qui LE concerne… n’a tout simplement AUCUNE chance de guérir.

Tout au plus a-t-il une chance d’estomper temporairement des symptômes ou de reporter les conséquences d’un fonctionnement qui lui, ne change pas.

Il attend le remède miracle.

  Beaucoup de gens ainsi, sans le savoir, croient en la magie. S’il n’y avait que des scientistes, disons-le, ce ne serait pas drôle. Mails il est tellement plus distrayant de mettre devant leurs incohérences des gens qui se prennent trop au sérieux pour ne pas juger ceux qui espèrent parfois un miracle dans une vie peu enviable.

  Alors, certes les croyants profitent de cette occasion qu’est la prière pour demander à Dieu ou ses saints d’arranger quelques-uns de leurs bidons. C’est qu’ils ont confondu depuis longtemps prière et état de prière, qui est la vacuité. Bien sûr, sont loin de la vacuité les processus incantatoires où non content d’attendre, on essaie de forcer la main au temps.  Alors sont-ils plus « sérieux » ou moins ridicules qu’à leurs yeux, ces derniers, ceux qui, ne se posant aucune question, attendent la solution d’un autre, d’un médicament, certes parfois indiqué mais qui ne changera jamais le regard faux qu’ils portent quelque part sur leur existence.

Ils se moquent et se disent au-delà des croyances alors qu’ils ont les mêmes que seules le support distingue.

Ils croient tous à la magie

Mais ne prient pas le même dieu.

  C’est un déni d’existence de ne pas se demander quand on est malade :

« Où me suis-je trompé ? Qu’ai-je mal compris peut-être ? Quand ai-je divorcé de la vie ? Ou n’y suis-je jamais entré ?»

  Question sans forcément de réponse nommée d’ailleurs puisque il ne s’agit que de reconnaître un état, celui de son rapport à la vie (ma lettre sur la conscience et l’information.)

  Dans un autre ordre d’idée, on pourrait parler de celui qui fait ses choix en fonction de l’horoscope du matin ou qui attend du Loto la solution à ses problèmes lors même qu’il ne se pose aucune question sur une gestion catastrophique ou que l’ayant comprise, il ne change rien d’une vie au-dessus de ses moyens. Du dieu spirituel en passant par le dieu médecin, nous voilà au dieu argent.

Bref, vous l’avez compris, toute attente d’une solution extérieure et toute faite, est une croyance magique.

  Et ce qui ont fait du business, de la science, de la médecine, une religion sont autant dans la croyance en la magie et pas moins ridicules (à leurs yeux), que ceux dont ils se moquent avec tant de facilité et de dédain.

  Mais revenons à

LA magie.

Celle de Morgane, ou de Merlin, de Carabosse et des sorcières, du Vaudou, des aborigènes, de la noire, de la blanche, du travail à distance etc.

  L’Histoire relate autant de témoignages de rituels et effets de magies que de l’existence de dieux et divinités diverses et il y aurait en toute rigueur, plutôt moins de raisons de croire en la seconde que de douter des premiers, qui pour une grande partie, n’ont pas tous rêvé tandis que le nombre de ceux qui peuvent attester des seconds…, surtout si l’on tient compte de l’effet hallucinatoire des forces chtoniennes.

  Encore une fois, si l’on considère l’énergie comme une information en mouvement (définition qu’en donnait le Dr Brinette), il n’y a guère d’argument permettant d’affirmer que la magie n’existe pas, même si on peut comprendre les doutes qu’on peut avoir à son égard… si toutefois on ne croit pas plus à la haine, à l’amour, à l’affectif… dont il faut peut-être avoir soi-même l’expérience pour y croire… un petit peu ? Et être un peu heureux ?