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Lexique lettre C

Cacher

  N’est-ce pas souvent ceux qui n’ont rien à montrer qui disent n’avoir rien à cacher ?

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Causticité

  Le jugement dans l’humour.

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Cerneau

  Cerveau à la noix.

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Certitudes

 Les certitudes, liberticides, sont nos freins d’évolution.

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  Refus d’évoluer.

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  Refuge des imbéciles.

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  Corollaire de la superficialité.

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Charisme

  Culture de la séduction, manipulation de l’affectif.

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Choisir

  Choisir, c’est s’impliquer.

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Chrono

  Mouliner des jumeaux et biscotos pour établir un chrono, dérouler un temps qu’on emplit de néant pour oublier qu’on est si sot de croire le maîtriser parce qu’on ne sait l’occuper.

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Claustrophobie

De quoi n’arrive-t-on pas à sortir ?

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Cliché

 Ultime argument de ceux qui n’en n’ont plus pour contrer l’idée qu’il n’y a pas de fumée sans feu.

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Collectif

 Alliance de circonstance pour un objectif individuel.

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Combat

 Qui donc à ce point croit être l’absolu du Bien pour ériger le combat comme une valeur et la victoire comme une gloire ?

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Compétence

  La maîtrise qu’il reste après l’oubli de la technique, des protocoles et des recettes.

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Compétition

  Vivre avec pour ne vivre que contre.

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Complot

  Il n’y aurait pas de compl’autistes sans compl’auteurs et qui mieux que ceux-ci pour détourner l’attention en dénonçant ceux-là.

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Parfois les compl’auteurs sont aussi des compl’autistes.

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  Il faut être bien niais, ou en être, pour nier qu’il y ait un complot de l’argent et du pouvoir, voire les deux si l’on n’est pas dans le haut du pas niais de ces crabes.

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Complotisme

  Complotisme et irresponsabilité : les amalgames invoqués quand le pouvoir manque d’arguments.

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  Action consistant à affirmer des certitudes là où il ne peut pas y en avoir.

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Confiance

 La confiance n’est pas une décision, mais une sensation. Elle n’est qu’en soi et dit quand et à qui elle s’accorde.  La respecter, c’est n’avoir pas à se méfier de tout, tout le temps.

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Conditionnel

  Temps de conjugaison de ceux qui disent n’avoir pas de temps pour s’assumer.

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Connerie

  Si tous ceux qui fustigent la connerie humaine n’y baignaient pas aussi, elle n’existerait pas…

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  Le con qui fait des études développe sa fatuité, apprend à argumenter ses certitudes, mais ne devient pas plus intelligent.

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  La connerie est aussi fonction de la partie de la vie qui ne s’apprend que dans les livres, les études et les écrans et inversement proportionnelle à celle qu’on n’apprend pas sur le tas, parce qu’elle occulte les ressentis du rapport aux autres qui permet de séparer le bon grain de l’ivraie.

  Le manipulateur apprend dans les deux.

  Il est beaucoup plus difficile de « rouler » celui qui n’a appris que sur le tas.

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Conscience

 La conscience, évoluant, pousse à la justesse, à moins que l’Homme n’ait pas à être bon ou à répondre de ses actes vis-à-vis de lui-même ; mais alors, il n’y aurait que victimes, prédateurs et aucun responsable.

 L’Humanité rechuterait-elle dans l’aconscience reptilienne ?

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 La conscience, galvaudée, se confond de plus en plus avec la bienpensance, dont la Création, dans son Tout universel, n’a sans doute pas grand chose à faire.

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 La conscience est l’émergence cellulaire d’un ressenti que la pression d’une information qu’on a somatisée dans un état de vacuité, a fait naître. La clarté de la vacuité détermine la qualité de la conscience.

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 Dans son champ, la conscience est un chant que les chœurs embellissent, mais elle est un solo et ne peut être chantée par les autres.

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La prise de conscience est motrice de mutation, et la mutation est acte de création.

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  Conscience et honnêteté sont guérissoeurs.

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  Émergence d’une pensée libre.

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Conseil

 Le nombre de gens ayant tout raté, qui se reconvertissent coaches, thérapeutes ou « conseils » en espérant réussir là où ils devraient prendre modèle sur ceux que leur succès ne laissent pas libres d’une telle réorientation, laisse dubitatif.

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Constat

 Un constat n’est qu’information, mais passe pour jugement pour qui est dans le déni et n’en est que plus toxique pour lui-même et ceux qui l’entourent.

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Convaincre

 Mythomane irrespect de la pensée de l’autre.

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 Arranger le monde à sa façon.

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Correctitude

  Posture de la bienpensance, forme édulcorée de social terrorisme.

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Coué

 Les humains « couénement », se répètent à l’envi qu’ils sont, de la Création, plus que le reste, les élus. Certains d’entre eux pensant même l’être plus que les autres.

 Et plus ils mentent, trichent, volent, violent, blessent, tuent, plus ils se rejoignent dans leur honteux déni, se persuadant que c’est d’eux qu’ils parlent quand ils évoquent le génie humain.

 Ils reprennent en chœur les paroles de ceux qui les flattent dans un démagogique élan clientéliste afin d’en obtenir honneur, richesse ou pouvoir.

 Que croit un peuple, que pense de lui un politique promettant ce qu’il sait ne pouvoir tenir ? Qu’il est un troupeau.

 Et si un artiste exprime un réel talent et ne cherche pas à plaire, puisqu’il donne de fait, n’est-ce pas que les autres qui se disent si proches des gens, les jugent à la hauteur de ce qu’ils vendent, tout en aimant leur reflet dans leurs yeux ?

 Quand un animateur de télé ou de radio dit aimer ses auditeurs pour un programme débile dont il a en charge l’audience, est-ce parce qu’il les prend pour des lumières ?

 Existe-t-on seulement pour celui qui vend du virtuel ?

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Courtoisie

 Les gens ne répondent plus, même sollicités nommément et avec bienveillance. Le manque de courtoisie sans doute n’est-il qu’un geste barrière ?

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Création

 Implication dans chaque chose comme si elle était une nouveauté, dans chaque retrouvaille comme si elle était une rencontre.

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  La création des uns devenue dogme ou recette, devient l’anti création des autres.

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  Acte de liberté.

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Croyance

 Revendiquer sa croyance comme preuve d’Amour, comme si l’amour était fille de religion. Quelle idée étrange.

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 Prendre ce qui plaît pour la vérité.

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 Chaque croyance est une perte d’identité.

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Trop de croyances sont un déni de soi-même.

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 Les croyances, ni prouvables ni infirmables, ne sont donc pas vitales. Ne servent-elles pas souvent qu’à combler le vide, voire justifier les existences qui en ont fait leurs matrices ?

 Quoi qu’il en soit, mêmes précieuses intérieurement, qu’y t-il de légitime à (se) les imposer ?

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  Puisque possiblement fausse, on peut vivre sans croyance et être responsable, c’est d’en admettre l’augure.

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  Les croyances sont toujours les certitudes des autres.

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  Les croyances couvrent et justifient ce que la conscience ignore.

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Culture

  Aspartame de l’intelligence ; inutile, seule, en tant qu’elle-même.

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  Seule, science des imbéciles.

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  Ce qui reste après un reset.

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  Comme dit à une bobo manucurée qui la prenait de haut, ma productrice de légumes qui n’a guère de temps, sortie de ses champs :

« Oh vous savez, moi, me fait la culture marrer, chère! »

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