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TBTC

Trop Bon Trop Con

  Et comme transition avec l’ouverture, on pourrait dire qu’elle est l’offre d’une chance quand on ne sait pas.

  Bien loin de cela est l’opportunité presque contrainte offerte lorsque tout indique que l’échec est au bout, lorsque tous vos sens n’allument dans chacune de vos cellules que de rouges gyrophares que vous choisissez d’ignorer mais qui vous font dire a posteriori « Et pourtant je le savais. »

  La contrainte est bien sûr la sacrosainte bienpensance prônée pour tout le monde par ceux qui n’ont rien à craindre ;  celle des scientistes purs, forts de la rigueur imparable qui permet d’affirmer la part d’incertitude et donc la probabilité non nulle de succès ; celle des « sollicitants » eux-mêmes qui larmoient jusqu’à ce qu’on cède nonobstant la récurrence parfois connue d’antécédents significatifs que l’on feint d’ignorer, où peut-être une part d’orgueil laisse à penser qu’on fera mieux que d’autres qui ont abdiqué.

  Mais souvent la contrainte est la simple culpabilité d’intransigeance ou de dureté qu’un fonds de romantisme voire d’angélisme bien enraciné fait naître, mais pour  ne faire épanouir comme fleur et après coup qu’un phylactère avec écrit dessus : « Trop Bon Trop Con. »

  Certes pour les scientistes décrits plus haut, on ne sait jamais, justifiant ainsi sans les remettre en cause et sans en apprendre rien, toutes les erreurs faites et prenant pour preuve les rares succès égarés dans un océan d’échecs que n’auraient pas commis ceux qui adjoignent à leurs choix leur ressenti, né d’une mémoire éduquée.

   Mais on peut toujours affirmer sans risque que Hitler, Néron, Caligula, Agrippine ou Lucrèce seraient peut-être devenus des parangons de l’amour universel s’ils avaient vécu quelques années de plus.

  Croyez-vous de surcroît qu’après cette insistance à vouloir les aider et le constat vérifié que ça n’a pas fonctionné (et qu’on n’est pas meilleur que d’autres avant), ces personnes à qui vous avez tendu la main et que vous avez essayé de porter, vous en sont reconnaissants ?

  Ben non, vous êtes désormais leur ennemi mortel et l’ignoble individu contre qui se déclenchent parfois violemment voire dans une hystérie ou une folie consciemment inassumées, leur déni d’échec et la responsabilité qu’ils y ont, forts de faux évènements dont ils font leurs alibis, alors qu’ils ont oublié ceux qui dès le début, et à raison à 99%, leur ont fermé la porte.

  Et le pire vous savez quoi ? C’est que pour le 1% qui reste, le TBTC est fichu de recommencer.