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La présence dans le soin : ce que la technique ne peut remplacer

Le thérapeute n’a, au fond, qu’une seule obligation préalable : celle de la présence. C’est elle qui lui permet de « capter » son patient, d’autant plus justement qu’elle est neutre, empathique et dénuée de jugement. Le soin advient au moment où le thérapeute entre en connexion avec l’état du patient dans son propre ressenti, comme s’il en percevait l’hologramme physique, émotionnel et psychique simultanément. C’est également à cet instant que le patient se sent compris, au sens vibratoire du terme. Alors, les systèmes de défense devenus inutiles se relâchent, dynamisant l’hologramme pour tendre vers l’homéostasie.

Le rôle du thérapeute est donc simplement de constater l’état du patient et d’accueillir sa souffrance, non de la juger ni de la justifier. Il n’a rien à penser, à vouloir, à croire ou à induire ; pas davantage à substituer ses croyances ou ses conclusions à celles du patient, encore moins à lui donner des conseils. C’est au travers des soins reçus et des nettoyages successifs que le thérapeute tendra peu à peu vers cette neutralité, ce pourquoi J. L. Brinette disait « qu’être thérapeute, c’est avant tout être patient »

Le soin est un échange vibratoire entre le patient et le thérapeute, où ce dernier peut être envisagé comme un filtre géant, ou plutôt composé d’une infinité de filtres constitués par la somme de ses expériences, compréhensions, conditionnements, héritages, etc… Plus son vécu est riche, plus son expérience l’a nourri, plus ces filtres se précisent et s’affinent (dans la mesure où les conclusions sont bonnes !). C’est sur cette qualité vibratoire intégrée que le patient va pouvoir s’appuyer pour lâcher ses souffrances, pour être compris. Cette densité ne s’acquiert qu’au travers du vécu et des expériences assimilées ou non, bien comprises ou non. Ce sont autant d’informations qui viennent nourrir notre plan cellulaire et qui nous permettent de reconnaitre notre patient sans avoir à chercher dans une liste ce qui correspond à tel ou tel type d’informations. L’information est connue, et non seulement sue.

Cet échange ne peut exister que si le patient est aussi pleinement présent dans la relation au thérapeute, et s’il accepte de ressentir et de partager sa souffrance, sans chercher à la justifier ni à l’expliquer. Un patient absent à lui-même (que ce soit sous l’effet d’inhibiteurs de conscience comme certains médicaments, drogues ou autres par exemple) ne peut s’inscrire dans cette dimension vibratoire, puisqu’il en est coupé. Or, sans ressenti, le soin est inopérant.

Il est donc essentiel que les deux acteurs de la relation thérapeutique soient véritablement présents l’un à l’autre, ici et maintenant. C’est LA condition sine qua non à la rencontre et à l’efficacité du soin. Dès lors, que penser des démarches thérapeutiques lénifiantes ou des accompagnements qui s’étirent sans fin : où est le vibratoire ?

C’est dans cette simplicité que l’étiomédecine déploie toute sa puissance : dans son silence, sa sobriété et sa justesse aiguë.

Cependant, cette présence, bien qu’indispensable, ne suffit pas à elle seule. D’autres éléments entrent en jeu dans le processus : la synchronicité, l’implication, la justesse, la neutralité affective… autant de dimensions que nous explorerons dans de prochains écrits.

Plus qu’une simple thérapie, l’étiomédecine se présente comme une philosophie, un art de vivre. Elle invite à se donner tel que l’on est, sans attente ni projection, et à laisser l’autre libre de recevoir.. ou non. C’est dans cet espace de liberté, dégagé de la volonté de convaincre ou de transformer, que chacun peut potentiellement se trouver.