Cette lettre sera sans doute l’une des dernières que je partagerai et je l’assume totalement.
Elle est motivée par la demande légitime de personnes s’interrogeant sur les différences
entre les formations proposées en étiomédecine.
Je peux d’autant mieux en parler puisque passant la main, on ne peut me taxer de conflits
d’intérêt.
À ce propos, je précise que je ne passe la main que parce que mon successeur David Jegou
est prêt à assumer la reprise de la formation d’une étiomédecine… intelligente. À moins
que ce ne soit d’une formation intelligente de l’étiomédecine.
Au contraire de ce qui est proposé par ailleurs qui m’a poussé à me lancer dans cette
aventure certes passionnante mais dont je me serais malgré tout passé.
Effectivement je parle d’une « étio » épurée par rapport à ce que fut l’enseignement de JL
Brinette en son temps qui se justifiait par sa synchronicité avec les étapes de sa création.
Par la suite et sur les dernières années, son créateur ne passait plus par ces étapes que tous
les formateurs imposent aujourd’hui au nom d’une soi-disant fidélité qui masque plus
sûrement une incapacité à avoir synthétisé l’outil.
Le Dr Brinette craignait une chose qui était de savoir un jour son enseignement repris in
extenso, ce qui ferait de lui le gourou d’une secte ésotérique ! Merci donc à ceux qui sur
internet s’auto-honorent de leur « fidélité » comme argument de promotion auprès de gens
non instruits de la chose.
D’autant que tous proposent exactement le même programme, occultant alors la grosse
fraction de ce qui, incompris, ne peut être retransmis ; en supposant que ce qui transmis ait
été compris et au vu des programmes, j’en doute. S’ils voulaient vraiment être fidèles,
alors il manque au moins 20 modules qu’ils sont incapables de donner ; la restriction de
l’outil est déjà là une amputation des 4 membres au moins.
Comme je le disais, cette fidélité est surtout le cache mis devant l’incompétence à avoir
intégré l’outil et être capable de le redonner.
Et oui ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.
Évidemment, pour épurer l’étiomédecine de jadis, encore faut-il l’avoir com-prise ! Et bien
sûr, avoir… les « moyens » de le faire ; désolé.
La méthode fut simple en vérité et une petite prise de risque :
J’ai plusieurs fois « osé » au matin d’un séminaire, décidé de proposer… le suivant !
Si les gens comprenaient, c’est que je pouvais donc me passer d’une étape.
Ainsi fut fait à plusieurs reprises jusqu’à proposer une formation certes épurée mais pas
simplifiée.
En effet, une implication affective de l’ordre d’une présence de haute volée doit pallier le
recours à des protocoles, recettes et rituels ânonnés aussi inintelligemment que cela a été
transmis ; rituels, secte, bref.
Et puis on ne pouvait laisser en l’état la transmission d’informations telles qu’elles furent il
y a 30 ans et plus. Si le Dr Brinette était un génie au vrai sens du terme et non parce qu’il
tapait bien dans un ballon, il avait pour cette raison sa part d’irrationalité qui donnait à ses
détracteurs les moyens de lui nuire.
Il fallait séparer le bon grain de la méthode d’accompagnement thérapeutique de l’ivraie
des propos plus discutables dans la mesure où ceux-ci n’apportaient RIEN à l’outil et
appuyaient la théorie sur des postulats invérifiables en toute rigueur scientifique certes
mais pas que !
Répétées par d’autres aujourd’hui, elles sont carrément absconses et stupides au vrai sens
du terme cette fois.
À l’époque où nous les entendions, seuls deux personnes dont j’étais, le plus modeste des deux, avaient la culture scientifique pour les comprendre. Aujourd’hui aucune de ces deux-
là n’osent les resservir ! C’est pour dire.
J’assume donc complètement le fait de NE PAS enseigner l’étio « exactement » et par
« fidélité » (gag) comme l’a fait JL Brinette.
Ou plutôt de n’avoir pas enseigné tout en n’ayant eu d’autre souci, non de singer, mais
d’être dans l’acte comme il l’était : une intelligence hors norme au service de l’affectif
d’un juste… ou l’inverse.
Certes les étudiants non impliqués ne seront pas meilleurs dans la formation proposée
que dans les autres (j’ai peine à parler de « formations » pour celles-ci).
Au moins les stagiaires auront-ils accès avec David Jegou à une étiomédecine intelligible
et praticable au soir du 1er jour de leur formation. Et ça…
Max Bernardeau