A propos 

Définition de l'étiomédecine par le Dr Jean Louis BRINETTE

"L'étiomédecine est une méthode RATIONNELLE de codification des pathologies psychosomatiques. Elle est un outil théorique ET  THERAPEUTIQUE pour rechercher l'origine des pathologies. La recherche ET  LE  TRAITEMENT  sont ENERGETIQUES ( L'ENERGIE étant définie comme une INFORMATION  EN  MOUVEMENT)."

(Jean-Louis BRINETTE)




Le rôle du thérapeute; "La Ligne Verte" :

Le thérapeute en étiomédecine a pour seule, mais ô combien fondamentale et nécessaire obligation, que sa Présence, empathique, neutre et sans jugement auprès du patient.

On croirait que "La Ligne Verte" a été réalisée par un patient conscient de ce qu'il a vécu en soin ou un praticien au fait de son Art. Si la fiction cinématographique a séduit de par la bonté, voire l'innocence de son personnage principal John Café, c'est surtout son acceptation de recevoir la souffrance de l'Autre qui fait la beauté du personnage. Sa force aussi! Car c'est sa capacité à ne pas juger qui lui permet de recracher les petites graines qu'avalent John Café dans le film. Combien en sont capables?

 Le thérapeute n'a pas à "penser", pas plus qu'il n'a de conseils à donner, de diagnostics à poser ou de "vérités" à asséner ou les siennes à imposer. 

 Le seul "plus" qu'il ait éventuellement à suggérer est la nature de l'information qui entrave le déroulement du soin si tel est le cas lors de la séance; sans interprétation personnelle (forcément aléatoire) et en laissant le patient libre de l'expression de son ressenti quant à cette information.

 

Le rôle du patient :

Est de sortir de la bulle de souffrance dans laquelle il est enfermé, de l'ouvrir, comme on ouvrirait la fenêtre d'une chambre trop longtemps close.

 C'est l'expression de cette souffrance que le thérapeute doit recevoir, signe que le patient s'ouvre et partage, que l'isolement est brisé et que le mouvement est restauré. Comme le vent aère la chambre, une fois la fenêtre ouverte.

 C'est un partage de sensations que le patient doit laisser "monter", sans tenter de les juguler et les refouler par la recherche d'un sens qui légitimerait cette souffrance (et enrichit ceux qui "vendent" cette procédure renouvelable et addictive.) Recherche qui n'est qu'une forme de déni de la souffrance; un gagnant du loto se demande t'il "pourquoi il a gagné"...? 

Le patient peut intégrer un soin d'étiomédecine à plusieurs niveaux:

  • Le soulagement d'un plan plus ou moins saturé de souffrances.
  • Le changement de regard sur les choses du fait de ce soulagement. Comme si le fait d'avoir soulagé tristesse, peur ou colère étaient autant de filtres qu'on avait ôté des lunettes au travers desquelles le patient voyait l'existence.
  • La transcription de ce regard en actes. C'est la Prise de Conscience "cellulaire", la Mutation. Où le fait d'avoir enlevé des peurs, par exemple, lui permettent de desserrer des freins, de  "se lâcher" plus spontanément dans l'accomplissement de choses que du coup, il réussit mieux. Il Initie un cercle vertueux.
  • S'il est doué d'analogie, la faculté d'extrapoler la perversion de son fonctionnement à tous les évènements de son existence, et la possibilité donc d'acter tous azimuts.
  • Mais celui qui ne change rien, qui "n'incarne rien" ne voit rien changer et ne n'use des soins que comme une vidange ponctuelle à renouveler. Le patient est aussi responsable du résultat qu'il doit aller chercher.
Comment ça fonctionne (peut-être)


Comme souvent quand il s'agit de parler d'étiomédecine, le plus simple est de procéder par analogie:


 Une cellule sous l'effet d'une agression ou d'une douleur se rétracte de façon réflexe, exactement comme nos réflexes nous commandent de retirer notre main si nous la posons sans le voir sur une plaque brûlante. Sa membrane rétractée a diminué plus ou moins sa perméabilité et sa capacité de communiquer, d'échanger avec le milieu extracellulaire. Et alors même que l'agression n'est plus, la membrane cellulaire reste rétractée et tendue comme une peau de chagrin du fait même de la différence de tension qui s'est installée entre les milieux intra et extracellulaires. Dans l'exemple de notre brûlure, la main n'est plus à proximité de la source de chaleur mais ne se détend que partiellement voire pas du tout. Et c'est ce qui perturbe la gestion future de la chaleur: la tête sait bien qu'un radiateur éteint ne brûle pas mais celui qui s'est brûlé fera "d'instinct" un petit arc de cercle pour passer un peu au large; instinct nourri par la mémoire de la douleur, la méfiance car il a été surpris, peut-être la tristesse de garder une cicatrice ou encore la colère de ne pas avoir fait attention etc. C'est ce qu'il le fera réagir en fonction de sa souffrance et non de son expérience ("la chaleur, c'est dangereux")... ou élever ses enfants en projetant ses peurs alors qu'elles sont irrationnelles. 

 Ce n'est que quand la membrane retrouve de chaque côté, interne et externe, des tensions relativement proches qu'elle n'a plus « besoin » de se protéger d'une possible rupture sous l'effet d'un déséquilibre de pressions ; elle peut alors et seulement alors se détendre et retrouver ses facultés d'échange et de communiquer entre les deux milieux. La cellule a gardé la mémoire de l'expérience MAIS éliminé celle de la souffrance. Comme une méduse à la fois individualisée et autonome mais de la même substance que le milieu dans lequel elle baigne, peut absorber, filtrer et restituer des éléments ou informations: elle Est à la fois Une et le Milieu dans lequel elle évolue.

  L'étiomédecine consiste à aider le patient à lâcher la mémoire des souffrances qu'il a gardées et donc sur lesquelles il a élaboré un fonctionnement qui le contraint… que sa tête l'ait ou non compris ou cru le comprendre. C'est parce le thérapeute ouvre sa sensibilité à celle de son patient en venant « la poser » au plus près de sa  « bulle  de souffrances » que celui-ci s'ouvre  au thérapeute. C'est alors ET SEULEMENT ALORS que le praticien peut ressentir son patient, LE COM-PRENDRE que celui-ci peut lâcher ses souffrances. Le soignant est AFFECTIVEMENT auprès du patient, comme la pression qu'on exerce sur la membrane cellulaire afin qu'elle retrouve l'équilibre des forces exercées sur elle de chaque côté, et de ce fait lâche ses tensions et résistances, donc la rétention de ses souffrances.
 Ce n'est plus tant la nature des toxicités que la cellule lâche que le fait que la membrane s'ouvre à nouveau qui la rend communicante.    Ce n'est pas tant les informations que le patient lâche que le fait qu'il s'ouvre à nouveau qui le rend communicant; il n'y a donc pas forcément à faire ressasser l'histoire du patient (au risque de ne faire que réactiver des éléments dont il se considérera comme victime et dont l'entérinement justifiera dès lors l'inertie) pour le remettre dans la Vie.
 Faire une séance d'étio est comme nettoyer le bras mort d'une rivière. Tout ce qui y stagne existe aussi dans le courant de la rivière. La différence est l'état de stagnation d'un bras ou d'une zone qui devient comme l'eau croupie et nauséabonde d'un vieux puits, saturée de miasmes et d'éléments en décomposition. Il ne s'agit que de restaurer le courant qui "lave" la zone malade.

 Faire une séance d'étio, c'est nettoyer les verres des lunettes à travers lesquels le patient voit la vie. Comme si des filtres de couleur étaient posés sur ces verres, filtres de peur, de colère, de tristesse. En enlevant ces filtres, c'est le regard du patient sur la vie qui change, comme s'il émergeait d'une nappe de brouillard sur l'autoroute.

 C'est ce nouveau regard  et l'influence qu'il aura sur son implication dans les choses qui permet au patient de faire des mutations de fonctionnement et d'initier un cercle vertueux.



Livre de Max Bernardeau
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