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L’étiomédecine, définition, champs d’application et limites

Définition de l’étiomédecine:

“L’étiomédecine est une méthode rationnelle de codification et de traitement des pathologies psychosomatiques. Elle est un outil théorique et thérapeutique pour rechercher l’origine des pathologies. La recherche et le traitement sont énergétiques (L’énergie étant définie comme une information en mouvement).”

– Jean-Louis BRINETTE –

L’étiomédecine a pour vocation de soulager des mémoires de souffrances innées ou acquises à travers lesquelles les êtres appréhendent consciemment ou non la vie et leur propre dynamique dans celle-ci. Ces mémoires sont comme des filtres posés entre nous et l’existence, distordant notre regard et nos réactions en son sein. Le soin permet de nettoyer cette interface et contribue à « décloisonner » le patient. C’est alors qu’il retrouve ses libertés, lui permettant d’aborder la vie avec plus de justesse et potentiellement de se trouver.

Le soin en étiomédecine n’est pas une technique que l’on dispense ou un protocole prêt à appliquer de manière automatique ou procédurale mais un accueil et un respect de ce que chaque patient ressent dans sa singularité, sans jugements ni conseils. Il est rencontre!

L’objectif du soin est d’aider la personne à se dégager progressivement de ce qui la conditionne à son insu. En dissolvant les automatismes, les croyances et les schémas qui limitent sa liberté, elle cesse peu à peu de se confondre avec ce qui l’a construite pour devenir davantage ce qu’elle est.

L’étiomédecine vise ainsi non seulement l’apaisement de la souffrance, mais également une transformation du regard porté sur soi, sur les autres et sur l’existence. En retrouvant une perception plus libre et plus consciente, la personne accède à une manière d’être renouvelée qui ouvre la possibilité d’un véritable nouveau départ.

Comment ça marche:

Le traitement passe essentiellement par le fait d’aider le patient à recontacter des ressentis physiques et émotionnels en lien avec des évènements ou des conditionnements, et à libérer les mémoires concernées. Pour cela, le praticien s’aide notamment des réactions du pouls du patient pour le guider pendant le soin. Le principal outil thérapeutique de l’étiomédecine est le Verbe qui, utilisé dans la synchronicité du soin, permet la réalisation d’un pont entre le corps et l’esprit, lui permettant de retrouver l’harmonie.

C’est le partage du ressenti, rendu possible par la présence affective et empathique du thérapeute, qui libère la charge de souffrance permettant alors aux symptômes (physiques ou psychiques) et aux fonctionnements qui en découlaient de se dissiper. Il ne s’agit pas d’expliquer les souffrances mais de les vivre et de les partager dans le ressenti, c’est ce partage qui permet leur dilution.

On ne souffre pas toujours de ce qui nous arrive. On souffre surtout de ce qui, en nous, continue d’y réagir. Les évènements ne sont que les révélateurs des opacités que nous portons.

Le rôle du thérapeute:

En étiomédecine, le thérapeute n’est ni un guide, ni un conseiller, ni un détenteur de vérités. Sa seule responsabilité est sa présence : une présence empathique, neutre et sans jugement.

Il n’a pas à penser pour le patient, à interpréter son vécu ou à lui dire ce qu’il doit comprendre. Le soin ne consiste pas à transmettre une explication, mais à créer les conditions permettant à la personne de rencontrer sa propre compréhension.

Lorsque le processus l’exige, le thérapeute peut simplement signaler l’information qui semble faire obstacle au soin. Il le fait sans projection, sans interprétation et sans chercher à orienter le ressenti du patient, qui demeure seul légitime pour donner sens à ce qu’il vit.

Le rôle du patient:

Le soin consiste à sortir progressivement de la bulle de souffrance dans laquelle la personne s’est enfermée, à l’ouvrir comme on ouvrirait la fenêtre d’une pièce restée trop longtemps close.

Le rôle du thérapeute est d’accueillir l’expression de cette souffrance lorsqu’elle émerge. Cet instant marque une rupture de l’isolement : ce qui était retenu peut enfin circuler. Comme l’air qui renouvelle une pièce lorsque la fenêtre s’ouvre, le mouvement reprend là où tout semblait figé.

Le patient est alors invité à laisser remonter les sensations, les émotions et les mémoires associées à son vécu, sans chercher à les contrôler, les refouler ou les analyser. L’enjeu n’est pas de comprendre intellectuellement pourquoi il a souffert, mais de reconnaître pleinement le vécu de cette souffrance afin d’en libérer la mémoire.

Une souffrance lâchée cesse progressivement d’organiser l’existence autour d’elle.

Le patient peut intégrer un soin d’étiomédecine à plusieurs niveaux :

  • Le soulagement, par la diminution de la charge émotionnelle ou affective associée à une souffrance.
  • Le changement de regard, lorsque ce soulagement modifie la perception de soi, des autres ou des événements.
  • La transformation comportementale, parfois appelée Prise de Conscience Cellulaire ou Mutation. En se libérant de certaines peurs ou conditionnements par exemple, la personne desserre les freins qui limitaient son action. Elle agit plus spontanément, avec davantage de justesse et d’efficacité, initiant ainsi un cercle vertueux.
  • L’intégration globale, lorsque la personne devient capable de reconnaître un même mécanisme à l’œuvre dans différents domaines de son existence. Cette capacité d’analogie lui permet d’étendre la compréhension acquise à d’autres situations et d’opérer des libérations à plusieurs niveaux de sa vie.

Une souffrance comprise devient une expérience. Une souffrance incomprise devient un destin.

Pour quels maux:

D’une manière large, les symptômes comme les douleurs, l’anxiété et épuisement sont des révélateurs communs de dysfonctionnements internes que l’étiomédecine pourra amener à lever. Mais la manifestation de ces blocages peut être toute autre: verrous émotionnels, schémas ou erreurs répétitives, mal-être persistant, croyances limitantes ou conditionnements de fonctionnements par exemple.

L’étio est un outil pertinent pour détecter les moteurs de ces dysfonctionnements et pour les lever. Ce qui nous a protégés hier peut finir par nous enfermer aujourd’hui et c’est en les diluant petit à petit que le patient récupère une dynamique de vie plus juste et que les schémas d’adaptation qu’il avait construit peuvent se dissiper.

Bien sûr cet outil n’est accessible que pour les patients qui sont ouverts à la notion de lien entre le corps et l’esprit et aux troubles psychosomatiques. Le corps et l’esprit ne vivent pas des histoires séparées et l’étiomédecine est une approche holistique de l’Être. En ce sens l’étiomédecine est une thérapie épigénétique de haut vol.

Les limites:

Si le patient retient, consciemment ou non, ce qui demande à être exprimé, s’il continue à refouler certaines informations ou s’il refuse de traduire dans sa vie ce qu’il a pourtant compris au cours du soin, alors la mutation ne peut avoir lieu. Il demeure prisonnier des mêmes souffrances, des mêmes schémas et des mêmes mécanismes de fonctionnement.

L’étiomédecine peut mettre en lumière les causes, favoriser les prises de conscience et ouvrir un chemin de libération. Mais elle ne peut ni évoluer à la place du patient, ni le dispenser de sa responsabilité dans le processus de transformation. Aucun soin ne remplace l’engagement nécessaire pour devenir acteur de son propre changement.

Une compréhension qui ne se traduit pas en actes reste une compréhension inachevée.

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Les urgences médicales relèvent des urgences médicales.

Un soin d’étiomédecine ne peut en aucun cas se substituer à une consultation médicale, à une prise en charge hospitalière, à un traitement ou à toute autre intervention relevant du domaine de la médecine.

L’étiomédecine accompagne un processus de compréhension et de transformation. Elle ne remplace ni le diagnostic, ni le soin médical.

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L’étiomédecine ne cherche pas à ajouter quelque chose à l’être. Elle cherche à retirer ce qui l’en éloigne.

La liberté n’est pas un pouvoir que l’on acquiert. C’est un conditionnement dont on se défait.

Nous sentir reconnus nous permet de nous libérer, profondément et durablement.