Formation en étiomedecine

L’hologramme dynamique du patient

et autres considérations mais surtout ça

Comme tout ce qui naît un jour, croît, s’épanouit entre adulescence et âge adulte avant que de faner puis s’éteindre, l’humanité connaîtra cette évolution au grand dam de ceux qui investissent dans l’espoir de prolonger la vie. Y croient-ils eux-mêmes ? Probablement pas, qui ont un QI suffisant (pour certains) pour, sans illusion sur une potentielle immortalité, renifler surtout la manne que représente l’exploitation de la peur de la mort chez quelques milliards de clients. Spéculer sur l’espoir, entretenir la peur, tel est le leitmotiv.

Au constat des évènements que traverse l’humanité, évènements dont elle est à l’origine au demeurant, on peut supposer qu’elle anticipe une fanaison savamment ignorée et éludée tant qu’elle enrichit ceux qui ne craignent pas… le déluge après eux.

Chacun y va de son ou ses remèdes à des symptômes dont personne ne cherche comment ils s’installent ; une solution à ce niveau n’engendrerait aucune économie alors que vente de livres, recettes, compléments x ou y, thérapies, médicaments, protocoles et j’en passe font rouler leurs auteurs et gourous en SUV de luxe et passer leurs vacances à la neige ou au soleil sans crainte pour le bilan carbone, le réchauffement climatique ou les prises de conscience individuelles qu’il convient de ne surtout pas laisser éclore : comme disait un personnage politique un jour en off (mais tous le pensent et non je ne dirai pas qui, mais de gauche humaniste quand même, comme quoi) « à quoi servirions nous si les gens accédaient à la liberté de penser ? » Le plus drôle est qu’on voit des émissions tous les jours où les analystes démontrent bien que les politiques discourent par opportunité et sans le penser, pour s’attirer des voix, jeunes ou vieux, nantis ou nécessiteux, et que sachant cela, les électeurs les croient quand même ; la vie est un grand mystère… ou pas justement, si ça marche.

Cet aparté n’était pas le sujet initial mais inspiré quand même par toutes ces injonctions à des personnes perdues dans leur chaos personnel à se conformer à ces vendeurs de solution, comme jadis (si aujourd’hui aussi) les colporteurs itinérants ou sur les marchés et leurs potions, représentés dans les bandes dessinées (Lucky Luke, Astérix) avec toujours une tête de filou ; on se demande bien pourquoi. La différence aujourd’hui réside principalement dans les preuves prétendument scientifiques qui attestent de la véracité des prétentions thérapeutiques ou sanitaires de tel ou tel savon, crème, dentifrice, complément alimentaire, épice « médicalisée », produit marin animal ou végétal exploité parfois jusqu’au risque d’extinction pour un bénéfice immédiat (cartilage de requin par exemple : c’est tellement génial d’avoir de surcroît un prétexte pour tuer ce qui fait peur… et là on ne parle « que » de requins, vous voyez ce que je veux dire.)

Dans la même veine aujourd’hui assiste t’on à un matraquage médiatique quant à la santé mentale où on encourage tout le monde à « parler » comme garantie de recouvrement de sérénité (gag : les mots ont un plafond de verre vite atteint dans l’action thérapeutique que n’a pas le Verbe certes… dont fait partie le Silence. Mais bon on peut conférer de ça avec tout le monde et ce n’est pas le sujet du jour.) Faut-il que les professionnels de la branche soient si nombreux et désespérés pour à toute force tenter de créer à l’intox une telle économie de marché ? Il faut dire que le nombre est justifié par une approximation de niveau sur des bases dont les fondements sont tellement discutables voire carrément faux, tout dogmatiques qu’ils soient. Alors des principes potentiellement faux « enseignés » à des petits jeunes aux vécus limités qui répètent des protocoles plus ou moins assimilés… que voulez-vous que ça donne ? Des « patients » (faut-il qu’ils le soient) qui végètent des années durant dans des cabinets 2 fois par semaine avec parfois la vague illusion qu’ils vont un peu mieux, enfermés dans un enfumage mental qui leur sert d’alibi.

Et NON, je ne prêche pas pour la paroisse de l’étiomédecine ! (Je ne suis d’aucune paroisse.)

Tant il est vrai que beaucoup y ont cherché une légitimité qu’ils n’avaient pas jusque là… et donc pour se soigner eux plus que pour soigner les autres.

Tant il est vrai que ceux qui « l’enseignent » n’ont en rien évolué au vu de leur incapacité à avoir synthétisé dix ans ou plus de pratique à répéter des protocoles voire rituels  sans la moindre intelligence intellectuelle et affective, à poser voire empiler au sens propre du mot des filtres pour en « lire » scolairement une signification de rayon limité.

Le créateur avait lui-même prévu « l’étio sans filtre. » Encore fallait-il pour cela savoir tirer les conclusions de la pratique de l’étio au-delà de celles qu’il avait déjà proposées en supprimant nombre des étapes intermédiaires dont lui avait eu besoin pour élaborer cet outil génial… utilisé maintenant par trop de nuls, et donc dévié.

Qu’aujourd’hui la plupart de ceux qui prétendent enseigner l’étio en soient encore à reprendre ces étapes esquivées par son créateur lors des dernières années de son enseignement, montre bien une incompréhension basique et une incompétence essentielle à l’exercice de l’étio. Quant à son enseignement…

Bref, voila le lien entre le sujet du jour et ce choc que sont pour moi les retours de soins faits par des praticiens usant encore de filtres par dizaines, ayant « appris » tel qu’il y a 30 ans auprès de perroquets d’une technique sans conscience exerçant au bout du compte un aspartame de psycho sans même les acquis de cette dernière… s’il en est ; tout juste le niveau d’une psycho de comptoir et ce n’est pas certain, le bon sens qui réside parfois dans les bars analyse parfois mieux.

C’est en tout cas en réponse que je désire évoquer ce que j’appelle

l’hologramme dynamique du patient.

L’aptitude à discerner cet hologramme est intimement dépendante de la qualité de Présence du thérapeute au patient car elle suppose une capacité à recevoir ce dernier sans condition tel qu’il est, sans souci de s’en protéger pour quelque ressenti que ce soit qui en émane. En aucun cas, la crétine lecture de filtres posés ou non sur le patient, auxquels s’attachent autant de définitions,  n’offre une perception affective de ce qu’Est le patient. Bien sûr le créateur de l’étiomédecine en son temps de construction de l’outil avait élaboré ce « catalogue » mais lui justement l’avait inscrit en conscience et au ressenti pour qu’il soit un signifiant affectif de ce que le thérapeute percevait du patient.

Quand on voit des praticiens ne surtout pas s’impliquer pour lire les abrégés conceptuels qui trônent sur une liste en face du nom des filtres qui ont donné des RACs et balancer sous couvert de l’autorité du pouls (sans même parler de ceux qui en plus sont médecins, psys ou « dotés » d’une aura artificielle et infondée de sachant que leur confère un diplôme impressionnant pour les natures « simples »… ou pas d’ailleurs) ces raccourcis parfois incompris d’eux-mêmes à des patients… Mais on n’est plus dans une dimension de partage entre un patient et son thérapeute, on est en pleine secte ! Et comment ne pas comprendre cette méfiance du public, des autorités et de corporations de la Santé (pas forcément pour d’honnêtes raisons) vis-à-vis d’une telle démarche d’incompétence et d’enfumage.

Encore un fois, la synthèse de ces informations après un long cheminement conscient a été faite par le Dr Brinette évidemment mais l’enseignement du cheminement n’est en rien conscient et les programmes annoncés restreints aux parties les plus simples (et les mêmes chez tous… sauf moi et ceux qui vont me succéder) montrent bien les limites de l’intégration de l’outil.

Mais revenons à notre patient sur la table.

– La première information qu’il nous délivre est la zone qui est la limite de ses compensations ; là où en rupture d’adaptation, s’exprime sa douleur physique, morale, affective plus ou moins répartie dans l’une ou l’autre de ces composantes.

C’est là qu’arrivé au bout de son potentiel, on perçoit le fulcrum physique ou mental ou affectif sur lequel s’appuyaient tant le regard porté sur les choses par le patient que les moyens d’en gérer les évènements. Je dis bien les moyens et non la volonté.

– La seconde information naît de l’arrêt du Yin lors sa progression chez le patient ; je rappelle là que c’est un des principes fondamentaux énoncés par le Dr. Brinette.

Cet arrêt dans la montée du Yin définit selon sa localisation l’un des repères énergétiques signifiant la perversion qui va altérer la possibilité d’adaptation du patient en fonction du fulcrum concerné ou même simplement toute réponse à quelconque évènement de son quotidien.

Certes cette localisation n’est pas toujours significative mais seulement en fonction des limites de notre connaissance mais même déjà ainsi, le thérapeute affectivement ouvert à son patient entrevoit les difficultés de celui-ci a répondre aux évènements en fonction de la première information reçue qu’est le puits ou la fuite d’énergie, puis en constatant la déficience ou perversion signalée par l’un des repères énergétiques comme une altération de la fluidité de l’engendrement réciproque Yin/Yang.

Cette perception du ressenti qu’on a du patient grevé des informations de son fulcrum et de sa perversion ou handicap de fonctionnement, est soudain celle d’un ectoplasme du patient ayant quitté la table de soin pour reprendre le mouvement de sa vie mais assorti de ses limites.

Un peu comme ce cheval sur l’eau lors de la cérémonie des J.O. de Paris mais avec des handicaps : boiteux si son fulcrum était à un membre inférieur, ou avec une raideur du cou que justifierait le déni de certains évènements de son existence,  angoissé si ce fulcrum était plus moral que physique, à l’arrêt ou désespéré si le Yin signifiait l’arrêt du mouvement à un niveau ou un autre voire carrément parti dans un ailleurs incohérent ou bille en tête sans réflexion pour peu que le Yin trouve un obstacle en un endroit plutôt qu’un autre.

Ce n’est pas le fringant cheval d’acier qui flotte sur l’eau mais la perception holographique du patient comme il est, alourdi et déséquilibré par ses charges physiques, mentales et émotionnelles. Mais c’est parce qu’on est Présent qu’on le ressent, et donc le com-prend. Et qu’il partage, même dans le Silence.

Enfin et il n’y a rien d’autre à chercher, sur la dernière feuille de soin transmise par le Dr.Brinette, censée « couvrir » l’ensemble des autres et par elle obsolètes, du moins pour une conscience au niveau, l’information qui révèle le patient dans les conditionnements, enfermements, certitudes, croyances, obstacles, contraintes, réitérations plus ou moins aveugles, motivations plus ou moins saines, subis ou entretenus voire reproduites, qui sont les siens et qui complètent l’image de l’hologramme en mouvement… mais dans l’espace de liberté qui lui reste compte tenu de toutes ces entraves.

Le cheval ne court plus droit jusqu’à épuisement mais s’épuise de tourner dans un manège restreint où il ne verra pas la lumière.

La question potentiellement « mutogène » devient alors évidente.

Le Dr. Brinette aura dû après quelques mois de retour de pratique, sommé chaque thérapeute de l’oublier pour cause d’intelligence « crasse » et d’en revenir à l’étiomédecine « émotionnelle » du niveau 1 de la formation (Île de Ré juin 1998)… sauf moi… désolé ; en fait non.

La cause en était que forts de l’intelligence supposée de parler concepts et plus nounours en peluche sur un point 2G, la plupart avaient omis qu’il fallait que l’information soit affectivement, vibratoirement « reconnue par le patient, d’où une soudaine et massive désaffection de nombreux patients, du moins de ceux qui avaient le discernement de ne pas se laisser entraîner dans les prises de pouvoir de ces « sachants. »

La « vision » de cet hologramme fonctionnel du patient est aussi l’extrapolation d’un évènement et sa gestion (Niveau 1 de l’étiomédecine) au dysfonctionnement général du patient tous évènements confondus, ou du moins tout ou partie. En abordant ainsi le patient à ce niveau et dans la Présence qui garantit l’interface affectif, partage et communication « vraie », on aborde tous les points émotionnels sans en chercher aucun qui ne serait qu’un domaine restreint d’application d’une erreur sans conscientisation des mutations potentielles à faire par le patient.

 Je ne vais pas faire un livre d’exemples, à chacun de faire sa part de travail et son profit de ce partage. Mais je vous le promets, ça rend le travail plus simple, mais surtout « ça » tape tellement plus haut.